Pourquoi ça marche ?

Christophe Labrousse dans le jardin du Collège Savio

Christophe Labrousse est le directeur/fondateur de l’École-Collège Savio, un établissement scolaire hors-norme, qui accueille les enfants en difficulté scolaire pour lesquels le système éducatif traditionnel n’apporte pas de réponse. Cet établissement est également hors-contrat, c’est-à-dire libre de ses méthodes pédagogiques, de ses programmes et du choix de son équipe, mais ne recevant aucune subvention ou aide financière. Cependant, les programmes de l’Éducation nationale sont scrupuleusement suivis à Savio. Les résultats obtenus sont spectaculaires et interviennent rapidement. D’après notre observation du collège et de ses élèves ces trois dernières années, le taux de réussite est de 70 %! Nous avons voulu comprendre pourquoi ça marche.

Catherine Bréjat : Que recherchent les parents qui vous confient leur enfant ?

Christophe Labrousse : Ils viennent chercher à Savio l’assurance que leur enfant va renouer avec les bonnes notes, alors que pour nous l’aspect scolaire du problème passe après l’épanouissement de l’enfant. Les parents, croyant bien faire, prennent le problème à l’envers. Ici, l’objectif premier est de redonner aux enfants une certaine appétence de la vie et d’en faire des adultes libres, capables de réfléchir. À partir du moment où ils iront mieux, ils retrouveront le chemin de la réussite scolaire.

CB : Oui, mais pourquoi vont-ils mieux lorsqu’ils fréquentent votre école ?

CL : Les réponses sont écoute et absence de jugement. Nous les acceptons tels qu’ils sont et nous attendons simplement de leur part le même respect que celui que nous leur portons.

CB : Et cela suffit ?

CL : Non bien sûr, mais c’est la base. Nous leur offrons ici un cadre sécurisant. Le lieu tout d’abord : tranquille, entouré d’une campagne magnifique à la belle saison ; puis, nous mettons en place des limites souples, intelligentes et évolutives qui vont rassurer l’enfant. Les enfants ont besoin d’être sécurisés et, pour cela, il faut rétablir les rites essentiels de l’enfance et les règles sur lesquelles ils peuvent s’appuyer ou avec lesquelles ils vont s’affronter. Car, surtout à l’adolescence, ils ont besoin de confrontation, de réaction de la part des adultes montrant que ces derniers se préoccupent d’eux, qu’ils ne sont pas indifférents à leur devenir. Enfin, nous les responsabilisons : nous leur apprenons à penser par eux-mêmes, à évaluer les dangers et à faire leurs choix en connaissance de cause. L’adulte doit accompagner et enseigner à l’enfant à devenir autonome.

CB : Pourquoi l’amélioration se constate-telle rapidement ?

CL : D’abord parce que les enfants qui arrivent chez nous sont dans un conflit fermé avec leurs parents. L’objet du conflit étant éloigné, en particulier pour ceux qui sont à l’internat, ils vont pouvoir se poser, prendre le temps de souffler et se sentir en sécurité. Ensuite, parce que nous sommes en observation et à leur écoute 24 h sur 24 h. Les parents ne peuvent aller travailler et être présents à temps complet, nous si, c’est notre métier. Les choses commencent à bouger dès le deuxième week-end suivant la rentrée et la progression se poursuit. L’équipe pédagogique et moi-même devons enregistrer une évolution notoire chaque semaine, sinon c’est que quelque chose n’a pas fonctionné et il nous faut découvrir de quoi il s’agit. Lors des vacances de la Toussaint, les parents nous font généralement part de leur étonnement et de leurs réactions positives.

CB : Est-ce que l’amélioration est durable ?

CL : Oui. Parce que nous ne les transformons pas, nous les aidons à devenir eux-mêmes. Notre but est d’en faire des citoyens libres et équilibrés. Pratiquement tous nos élèves ont pu réintégrer le cursus traditionnel de l’Éducation nationale après la classe de 3e et pratiquement tous ont réussi à mener les études auxquelles ils avaient décidé de se consacrer. Je recommande toujours aux Saviotins de croire en leurs rêves ! En plus de vingt ans de pratique, j’ai pu constater, chez nos anciens élèves, que le lien avec Savio ne s’était jamais rompu.

Catherine Bréjat – 7 janvier 2018

 

 

Jean-Marc Brault de Bournonville, l’Africain

 

Jean-Marc Brault de Bournonville entouré de Catherine Salez et Yves Morin

Encore un enregistrement passionnant dans les locaux de Ré-Télé. Jean-Marc Brault de Bournonville, ancien président des Conseillers du Commerce extérieur de la France, ayant longtemps résidé en Afrique a raconté sa vision de ce continent à Catherine Salez, sous les caméras d’Yves Morin.

Directeur de différentes filiales AGF en Afrique, Jean-Marc Brault de Bournonville possède une connaissance approfondie,  aussi bien culturellement qu’économiquement, de ce continent. Il a, parmi les sujets abordés, parlé du nouveau rôle de la France en Afrique, des Africains qui doivent prendre leur destin en main et du rôle important de la femme sans qui l’avenir ne se fera pas. Un « Studio » dense et particulièrement intéressant à l’heure où de nouvelles relations se mettent en place entre l’Afrique et l’Europe. À visionner en janvier 2018

Catherine Bréjat – 21 décembre 2017

Port-des-Vents : une saga rythmée par le vent et l’océan

Hortense Dufour fait partie de nos grands écrivains. Cela ne se sait pas assez et c’est dommage. Port des-Vents, paru cet été, est une belle occasion de redécouvrir son talent.

Née en Charente-Maritime, Hortense passe son enfance et son adolescence à Marennes où son père est magistrat. C’est ce territoire à l’ambiance si particulière, cette terre des extrêmes qui forgera la future écrivaine.

Après de brillantes études en lettres modernes à la Sorbonne, elle publie son premier roman La Femme buissonnière , en 1971, auquel succède La Marie-Marraine et son Grand Prix des Lectrices de Elle, 1978, porté à l’écran sous le titre L’empreinte des géants. Hortense est lancée, elle est désormais une auteure à succès, même si cette réussite n’entame en rien son authenticité. Suivra une production riche et dense, couronnée de récompenses : Prix du Livre Inter en 1983 pour Le Bouchot, Grand Prix de l’Académie de Saintonge et Médaille de Chardonne en 1990 pour La Fille du saunier, Prix des Mouettes en 2006 pour Le Bois des abeilles et un Prix Hortense Dufour, marraine de la médiathèque de Marennes, est créé en 2010 à l’initiative du Lion’s Club de Marennes Oléron.

Une terre des extrêmes

Le lien avec Marennes est si fort, qu’on le voit réapparaître régulièrement, véritable toile de fond de certains romans. Tel est le cas dans son dernier ouvrage : Port-des-Vents. Port-des-Vents est un livre sur le courage et, comme aime à le dire Hortense, « dans le mot courage, il y a cœur (1) ». Ici, il y a le courage des habitants de ce village charentais-maritime, qui vivent et travaillent sur l’océan et le courage admirable de cette lignée de femmes qui « rebâtissent sans cesse ce que le vent détruit ». Ce vent « qui attise les passions, tel un dieu redoutable, actif, positif et destructeur, grande force de la nature qui peut se retourner contre l’homme(1) .» À travers l’histoire de quatre générations, Hortense Dufour dessine des portraits de femmes à la fois fortes et fragiles, dont les compagnons sont morts et qui, regroupées autour d’Adèle, l’aïeule, font face aux difficultés de la vie. Au-delà de la vie, ces « passeuses » transmettent une sagesse liée à la terre à laquelle elles appartiennent. Aucune ne quittera le village sauf Elena, la petite dernière, qui revient lorsque « le rouge forcené des géraniums mêlé d’un bleu teinté de vert sombre » embellit la saison estivale. Tout comme Hortense, des étés durant, est revenue dans le jardin de sa mère « un miracle de beauté » (1). Car ce texte est aussi l’occasion pour l’auteure de faire le point avec elle-même : « Plus une vie avance, plus on rejoint les premières lumières initiatiques de la jeunesse (1). »

D’une langue somptueuse, Hortense Dufour nous parle d’histoires éternelles de passion, de courage et de responsabilité dans cette terre des extrêmes où la férocité du vent est telle que l’on ne peut tricher et qui inspire autant le peintre que l’écrivain.

Catherine Bréjat – Novembre 2017 –

 

Port-des- Vents – Presses de la Cité, collection Terre de France – 320 pages

(1)– Entretien avec l’auteure, septembre 2017

Article paru dans RMO à la Hune (Novembre 2017

Un Préfet dynamique !

Il n’est là que depuis cinq mois, mais très actif déjà, le nouveau Préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, s’est exprimé, avec le dynamisme qu’on lui découvre, devant les caméras de Ré-Télé.

Il a rappelé qu’il était « pour l’intelligence collective et le dialogue qui permettent de trouver les meilleures solutions pour l’intérêt général » et s’est plus particulièrement attardé sur deux grands thèmes. La Police de Sécurité au Quotidien (P.S.Q.) tout d’bord et le FaceBook Live qui donne d’excellents résultats et plus longuement sur Les Ambassadeurs de l’Emploi, dispositif essentiel pour le développement économique du département.

Un studio très intéressant que vous découvrirez, sans aucun doute avec beaucoup d’intérêt, à partir du 21 décembre à 18 heures sur Ré-Télé.fr

Catherine Bréjat – 8 décembre 2017

Olivier Falorni dans les studios de Ré-Télé

Enregistrement ce-jour d’Olivier Falorni à Ré-Télé. Ne ratez pas le « studio » qui sera mis en ligne jeudi soir 7 décembre, il est particulièrement intéressant. Interviewé par Catherine Salez, Olivier Falorni y aborde l’actualité de ses grands chevaux de bataille que sont la fin de vie, les prisons … mais aussi la saliculture qu’il s’attache à faire reconnaître comme activité agricole, et dans u n registre plus léger, l’ambiance qui règne dans l’hémicycle !

Catherine Bréjat – 4 décembre 2017

Les noces d’étain de Ré à la Hune avec l’île de Ré

Le « studio » de Nathalie Vauchez, réalisé par Yves Morin, fondateur d’Astragale-Prod, et animé par Catherine Salez est en ligne depuis le 10 novembre, un peu en avance sur le 10e anniversaire de Ré à la Hune qui aura lieu en décembre prochain.

Au cours d’un entretien dynamique et structuré, Nathalie Vauchez a rappelé comment, durant une enfance passée en Afrique, l’île de Ré avait toujours été son ancrage. Ayant décidé de vivre et de travailler différemment, c’est tout naturellement qu’elle est venue s’y installer définitivement il y a une vingtaine d’années. Branchée économie et marketing, Nathalie s’est beaucoup investie dans la vie citoyenne de l’île et en particulier dans le Conseil de Développement où un important travail de réflexion a été mené en compagnie de ses collègues, parmi lesquels Thierry Poitte et Michel Lardeux. Elle a ainsi acquis une profonde connaissance de l’île, de ses rouages politiques et économiques, qui sera ultérieurement un véritable atout dans le développement de Ré à la Hune.

Il n’est pas dans notre intention de reprendre ici tout ce que Nathalie raconte si bien dans cette longue conversation avec Catherine Salez, mais nous vous recommandons d’aller y jeter un coup d’œil car la création de Ré à la Hune correspond à un moment important de l’évolution de la presse dans l’île. Ré à la Hune est le premier support gratuit d’actualité et d’information de l’île et il a été très rapidement accompagné d’un site, accessible sur Facebook et enrichi d’une « newsletter » permettant une grande réactivité par rapport aux événements ainsi qu’une visibilité accrue pour ce titre en dehors de l’île et en particulier en région parisienne. Sa conception rédactionnelle n’a cessé d’évoluer : organisation et retranscription de débats lors des élections législatives, rédaction de portraits pour faire connaître ceux dont on ne parle pas mais qui agissent pour le bien de la population, des signatures nombreuses et variées afin que chaque lecteur y trouve son compte.

Le modèle économique est sans aucun doute une réussite puisque Nathalie a lancé, il y a dix-huit mois RMO à la Hune dont la zone de diffusion va de Royan à Oléron en couvrant tout le bassin de Marennes !

Catherine Bréjat – 13 novembre 2017

William Delbecq : un sportif engagé

Président du Judo club de Melle, élu au Comité départemental du judo, responsable du district sud des Deux-Sèvres pour le judo et les disciplines associées (DA), William Delbecq se bat contre les idées reçues et aborde le handicap à sa manière.

Le Judo club de Melle qui a fêté son 50e anniversaire cette année propose différentes activités dont le judo bien sûr, le ju-jitsu, le taïso et le ne waza. Ces deux dernières disciplines, moins connues du grand public, sont intéressantes à des titres divers. Le taïso, signifiant « échauffement du corps », en japonais, représente une approche douce des arts martiaux. Basé sur le renforcement musculaire et la mobilité, il peut se pratiquer à n’importe quel âge. Chacun fait ce qu’il peut, l’essentiel étant de le faire avec plaisir. Quant au ne waza, judo au sol, il ouvre ce sport de combat aux personnes à mobilité réduite.

LE SPORT AU SERVICE DU HANDICAP

Car c’est là une préoccupation essentielle de William Delbecq : faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite au sport. Il a ouvert le Judo club mellois aux handicapés et grâce à un taïso adapté obtient des résultats remarquables. Franck Gladieux, handicapé mental et physique, est devenu la mascotte du club. Le jeune homme s’est totalement investi dans le judo et en très peu de mois de pratique a remporté une médaille d’or régionale à Buxerolles, en janvier 2017. Il a, la même année, préparé les championnats de France malheureusement annulés à la dernière minute. Jusqu’à récemment, Franky ne se déplaçait qu’à genoux. Il marche maintenant avec un déambulateur, c’est dire l’impact du sport sur l’amélioration de sa vie quotidienne. C’est un véritable compétiteur et il continuera à progresser sans aucun doute, il en a la volonté.

Désormais, le fait d’avoir au club un professeur salarié à plein temps a permis à William et à l’IME, Institut Médico Éducatif, de Melle de se lancer un défi à propos de huit enfants handicapés, dont quatre autistes, à qui ils font faire du judo chaque lundi. Il est encore un peu tôt pour apprécier leurs résultats, mais ils ont déjà réalisé des progrès intéressants aussi bien physiquement que psychologiquement.

Le judo véhicule des valeurs fondamentales dont William Delbecq est imprégné et qu’il transmet chaque fois qu’il en a l’occasion. L’acceptation de l’autre et de ses différences est l’une de ses priorités. Au Judo club mellois, il n’y a pas de discrimination positive : le public n’applaudit pas quand un judoka handicapé réussit une prise. Il est traité à l’égal des autres et l’on considère que c’est normal qu’il réussisse.

UNE APPROCHE ORIGINALE DU SELF-DEFENSE

William Delbecq est également instructeur de C3 Combat. Le self-defense permet de faire face à une agression, d’où malheureuseùent son utilité de nos jours. William fait partie des rares élus à avoir été formés par Jean Carrillo de Los Angeles, auprès de qui il a obtenu son diplôme avec une médaille d’excellence. La caractéristique de l’enseignement de Carrillo est d’insister sur l’aspect psychologique de l’agression. De nombreuses écoles se concentrent sur la nature physique de l’agression et oublient totalement l’aspect mental. Or seul un mental fort vous permet de vaincre.

Dans la conception de William, le self-defense se caractérise par trois mots : rapidité, efficacité, violence. Si on veut utilement faire face à une agression qui, ne l’oublions pas, peut se terminer par la mort, la rapidité est essentielle ainsi que la violence de la réaction. Une agression est un acte très grave, pour bien y répondre il est indispensable de s’y préparer physiquement et psychologiquement et de se montrer plus vicieux que son agresseur.

La première chose : connaître les points faibles de son adversaire qui ne veut ni se faire arrêter, ni qu’on lui fasse du mal. Par ailleurs, plus vous gagnerez du temps, plus le doute s’installera chez lui et sa motivation s’en trouvera diminuée. Les cours de William travaillent à développer l’agressivité de ses élèves. Pour ce faire tout est bon. Ce géant débonnaire crie, hurle des insultes, et les pires, dans une ambiance très différente de celle d’une salle d’entrainement ! Exacerbée, cette violence que nous avons en nous doit aussi être contrôlée car elle ne doit s’exprimer qu’au bon moment pour être efficace. Ensuite interviendra la partie technique : l’apprentissage des zones sensibles du corps qu’il faudra frapper sans hésitation, l’objectif étant de priver l’agresseur de l’un de ses sens.

UN NOUVEL INTERVENANT À L’ÉCOLE-COLLÈGE SAVIO

Depuis la rentrée 2017, William Delbecq donne une heure et demie de cours aux Saviotins le mardi soir. Il leur fait pratiquer du self-defense, du taïso et de la lutte.

Dans le cadre de ces cours, l’approche est éducative et il fait d’abord découvrir aux enfants le code moral du judo, le but étant de leur enseigner à ne pas devenir des agresseurs. On leur parle de la psychologie de l’agresseur afin qu’ils pénètrent son esprit et sachent mieux se défendre. Durant les exercices pratiques, le travail s’effectue en douceur pour que personne ne se blesse. Le taïso où beaucoup d’exercices se pratiquent en binômes est apprécié des Saviotins : les rires fusent, le stress est évacué et la confiance revient en soi.

Mettant ses idées en pratique, William Delbecq joue un rôle important dans l’évolution des mentalités et fait en sorte de changer le regard porté sur le handicap tout en repoussant les limités de la personne à mobilité réduite.

Catherine Bréjat – 24 octobre 2017

William en activité à Savio
William en activité à Savio

La musique ancienne à l’honneur dans l’île de Ré

 

Semaine de musique ancienne dans l’île de Ré, grâce à l’association bordelaise La Folia marrainée par l’association rétaise Iavnana.

Iavnana, du joli nom d’une berceuse géorgienne, est une association officialisée en 2016, même si elle chante depuis plus d’une dizaine d’années,  à l’initiative d’Arlette Sarthou, qui en est le Chef de Chœur. La chorale rétaise ,composée d’une dizaine de membres, accueillera l’association Folia du 28 octobre au 4 novembre. Folia a pour objectif de promouvoir la musique baroque, médiévale ou de la Renaissance. Elle soutient la pratique amateur mais peut tout aussi bien organiser des manifestations avec des musiciens professionnels.

Au-delà du travail effectué en commun avec les Iavnana, l’association bordelaise présentera des instruments anciens aux élèves de l’école de musique du Bois-Plage. Flûte à bec, viole de gambe, cornet à bouquin, sacqueboute n’auront plus de secret pour les enfants qui pourront de plus les essayer.

Cette fin de mois d’octobre est dédiée à la musique dans l’île,  une dernière manifestation clôturera cette semaine musicale,  vendredi 3 novembre à 19 h, toujours en la Chapelle des Filles de la Sagesse à Ars, au cours de laquelle seront interprétés deux chants du Livre Vermeil de Montserrat, conservé au monastère de Montserrat en Catalogne, ainsi que des chants du répertoire personnel des deux associations.

L’entrée est libre mais il est prudent d’arriver de bonne heure car la chapelle ne dispose que de 80 places .

Catherine Bréjat 1er novembre 2017

Christophe Labrousse : un homme en devenir

Christophe Labrousse dans le jardin du Collège Savio
Christophe Labrousse dans le jardin du Collège Savio

Pédagogue, directeur-fondateur du collège Dominique Savio, Christophe Labrousse cache sous un front lisse et une silhouette élégante, une personnalité très construite. Il a fêté ses 50 ans cette année, date charnière pour le devenir de son existence. Portrait.

Fils ainé de commerçants aisés de Charente-Maritime, cet enfant épris d’idéal et d’harmonie a le sentiment d’être né au mauvais endroit, dans une famille avec laquelle il n’a rien à voir

La scolarité de Christophe se passe bien ; il travaille beaucoup, par goût et pour se faire reconnaître, mais ne réussira jamais à correspondre à ce que ses parents attendent de leur descendance. Inconsciemment peut-être, fait-il exprès de ne pas répondre à leurs attentes… C’est une famille où l’on ne se parle pas et dans laquelle les enfants n’ont qu’un droit, celui de se taire. Christophe développera ainsi son aptitude à écouter ainsi qu’à observer.

Vers six ans, il découvre la magie de la musique à travers les chants de la chorale de Jacques Dussouil à l’église Notre-Dame de Royan. C’est une révélation. La musique lui permettra de s’épanouir dans la joie et lui offrira des rencontres enrichissantes. L’harmonie est une recherche constante de l’existence de Christophe, qu’il s’agisse de sa vie personnelle ou de celle des Saviotins à qui il souhaite « faire écrire une partition qui sonne juste avant qu’ils ne quittent le Collège Savio. ». Il est d’ailleurs sensible à toute forme d’expression artistique, que ce soit la musique, la peinture ou le théâtre.

Il s’échappera le plus tôt possible de ce milieu familial fermé, plein de préjugés et de jalousie latente en poursuivant des études universitaires à Poitiers. Parallèlement, il est surveillant d’externat dans un collège de Royan où on lui propose d’assurer les cours de Français d’une classe de cinquième pour enfants en difficulté. Une licence de Lettres modernes et un DEUG d’Histoire de l’art en poche, il se rend à Paris où il fréquente les cours d’histoire et de philosophie de la Sorbonne et s’informe de tout ce qui est sciences de la pédagogie. Il ne sait pas encore précisément ce qu’il veut faire de sa vie professionnelle, mais il est certain que ce sera dans l’enseignement ; il aimerait travailler avec des adolescents car cette période de la vie est un moment-clé de leur devenir. Mais à condition de le faire à sa manière. Et dans ce domaine, le jeune homme issu d’une petite bourgeoisie, plutôt traditionnelle, a des idées révolutionnaires

Sur le plan personnel, il se cherche. Un premier mariage se terminera mal : il n’est pas prêt et doit encore se construire. Sa conscience, toujours inquiète, a besoin d’un interlocuteur bienveillant qui l’aide à devenir lui-même et à se débarrasser du carcan de son éducation. C’est avec Isabelle, sa seconde épouse, qu’il va prendre le contrôle de sa vie. C’est avec elle également qu’il se lancera dans la folle aventure du Collège Savio. Leur couple, solide, résiste à tout : aux problèmes matériels aussi bien qu’à la suspicion ou à la calomnie dont ils ne manqueront pas d’être l’objet lors des années difficiles de la création de leur établissement scolaire. Christophe se sent bien dans cette cellule familiale où le rôle qui lui est imparti correspond à sa conception du monde. Honnêteté, droiture, implication caractérisent le chef de famille sur qui Isabelle peut se reposer, même si c’est elle, qui disposant du recul nécessaire, le recadre de temps à autre pour lui permettre de mieux rebondir.

À 32 ans, une nouvelle vie s’offre à Christophe

En 1999, son père décède à l’âge de 57 ans. Christophe a 32 ans et lorsqu’il évoque cette période, il dit : « J’ai commencé à vivre à ce moment-là. » Il accompagne son père jusqu’à son dernier soupir et se préoccupe des obsèques. Une page se tourne et il tient à ce qu’elle le soit décemment, a contrario de la manière dont son père a vécu.

Sa vie commence à 32 ans. C’est peut-être l’explication de cette urgence qui le conduit d’une activité à une autre sans jamais s’arrêter. Rattraper le temps perdu, tester ses limites pour mieux apprécier qui il est et ce qu’il peut réaliser. À Savio, il n’a plus rien à prouver. À Saint-Léger de la Martinière, dont il s’est retrouvé maire alors que cela ne faisait pas partie de ses objectifs, il a découvert que la vie publique l’intéressait, maintenant qu’il est sûr de lui et plus mûr. Vice-président des Affaires scolaires à la Communauté de communes du Mellois, il y a fait du bon travail, mais ce qui lui reste de naïveté, cette part d’innocence qu’il porte encore en lui et le rend sympathique, lui a joué des tours. Il a cru que compétence et dignité suffiraient à le faire réélire à ce poste lors des différentes fusions qui ont donné naissance, en début d’année 2017, à l’Établissement Public de Coopération Inter (EPCI). Désormais, il sait que la bienséance n’est pas forcément de mise dans la vie publique et qu’il faut s’exposer et faire campagne.

Christophe Labrousse vient de terminer le manuscrit d’un second livre, très différent du premier, fruit de vingt ans d’expérience et d’observation, qui donne du sens à l’école de demain et montre en même temps le chemin parcouru depuis la rédaction de son premier ouvrage..

En fait, Christophe a besoin de compétition pour se sentir exister. Il exige toujours plus et mieux de lui-même. Mais quelle sera la taille du prochain challenge, alors qu’il vient d’aborder le virage de la cinquantaine et son cortège de questionnements ? Il a atteint sa pleine maturité intellectuelle et il est à la recherche d’une nourriture qui corresponde et soit capable d’alimenter son évolution profonde.

Catherine Bréjat – 18 juillet 2017

Réunion de l’école des parents pas carrés

LE CERCLE DES PARENTS PAS CARRÉS

Cette école des parents se réunira le 25 MARS 2017

La Bertramière
La Bertramière

De 10 h à 12 h au Collège Savio, lieu dit de La Bertramière à Saint-Léger de la Martinière

Avec les parents des élèves scolarisés au Collège Savio

 

Déjeuner à La Bertramière de 12 h à 13h 30

À partir de 14 h, Salle des Fêtes de Saint-Léger de la Martinière :

 – Présentation et élection des membres du bureau de l’Association Le Cercle des Parents pas Carrés

– À partir de 15 h 30 : Conférence : Comment conserver les clés du dialogue avec les adolescents

– Débat ouvert à l’issue de la conférence

Coordinatrice de la journée : Jocelyne Hipeau – 06 23 54 26 63

Pour le déjeuner : il est demandé à chacun d’apporter un plat, le mieux étant d’harmoniser les propositions avec Jocelyne