Ré-Télé : enquête au collège Savio

Journée de reportage au Collège Savio, en pleine campagne melloise, pour Yves Morin et Catherine Salez de Ré-Télé le 8 février 2017. But avoué : comprendre pourquoi et comment cette école hors-norme obtient d’excellents résultats dans des délais souvent courts.

On parle de plus en plus de ce collège à taille humaine aux résultats spectaculaires en dehors des frontières du département qui l’abrite, si bien que ses élèves sont originaires de la France entière, de Paris, Rennes, Bordeaux… et parfois d’Outre-mer. Catherine et Yves ont voulu pénétrer ce qui fait le caractère exceptionnel de cette école accueillant les enfants depuis les petites classes jusqu’à la 3e et les préparant au Brevet des Collèges. Ils ont entendu 14 enfants et adolescents, Christophe Labrousse, directeur, quatre éducateurs et la cuisinière nouvellement arrivée à Savio, qui tenait à faire part de sa joie de participer à une telle aventure.

Chacun des enfants après avoir indiqué pourquoi et comment il était arrivé à Savio, devait expliquer les changements intervenus dans son comportement et les bienfaits psychiques, éventuellement scolaires, tirés de son séjour dans cette école adossée à un internat. Les résultats scolaires ne sont pas la priorité ici, car tant qu’un enfant ne va pas bien dans sa tête, il ne peut se consacrer à l’enseignement prodigué. L’élève devait ensuite qualifier le Collège en indiquant trois mots.

Sans déflorer le reportage qu’Yves Morin mettra prochainement en ligne, ce qui frappe chez ces enfants, dont certains ont une histoire personnelle très dure, c’est qu’ils ont l’air apaisé et, pour les plus marqués par la vie, semblent avoir trouvé une étape paisible, un havre de paix où se ressourcer. Tous, des plus jeunes, dix ans, aux plus âgés, seize ans, s’expriment aisément devant une caméra. Certes, avec leurs mots, mais ils restent maîtres de leur discours, ne disant que ce qu’ils veulent bien dire et taisant ce qui n’est pas encore cicatrisé. C’était le deal du départ : ils parlaient s’ils le souhaitaient donc pas d’étonnement à ce sujet, mais quand même, une maîtrise remarquable pour de si jeunes personnes.

Parmi les qualificatifs demandés aux enfants, il en est qui sont revenus à plusieurs reprises, dont familial, quatre fois, éducatif ou éducation, quatre fois également, convivial deux fois et celui apportant le plus d’ouverture, tremplin, deux fois. Jordan, l’un des éducateurs, utilisera lui aussi le mot tremplin avec le sens d’espoir et de seconde chance possible.

Les parents qui sont intéressés par le sujet peuvent, en attendant la mise en ligne de ce reportage, visionner « Le Studio » (www.ile2r), consacré à Christophe Labrousse, en décembre dernier, pour le lancement de l’école des parents intitulée : « Le Cercle des Parents pas Carrés ».

Catherine Bréjat